La Jurique
Bernard T., 73 ans, non définie :
"Je suis toujours pressé lors de mes déplacements et je n'aime pas être embêté par les schtroumpfs donc j'ai pris l'abonnement premium black pass-partout et je suis tranquille sur la route."
contester amende perte permis Amendes & Contraventions 48 SI Votre permis 48 SI Notre association juridique 48 SI Contact contester contravention
. permis à points permis à points
Accueil >> Voyage au coeur de la France des radars

Voyage au coeur de la France des radars
Publié le 27 juin 2008 par Angélique Négroni

LETTRE 48 SI
Lettre 48 SI
Si vous avez déja reçu
cette lettre ne perdez
plus de temps, votre
permis est en danger.
Comment réagir ?
Le premier engin automatique a été installé le 31 octobre 2003 et plusieurs milliers d'autres seront installés d'ici à 2012.

La route nationale qui passe aux alentours de la commune de Fayl-Billot, en Haute-Marne, a changé. Redoutée des automobilistes, une nouvelle silhouette a fait son apparition sur le bas-côté de la route. Depuis le 23 juin, un nouveau radar automatique fixe est en service. C'est l'un des derniers-nés des 1 258 équipements identiques installés en France.

Sa soudaine irruption dans ce paysage rural ne doit rien au hasard. Elle est le résultat d'une lente gestation qui a tout d'abord démarré dans les couloirs de la préfecture de la Haute-Marne. Il y a quelques mois, la carte des axes routiers étalée sur son bureau, le représentant de l'État a posé son index sur un croisement situé à Fayl-Billot. C'est précisément là qu'il faudrait agir, avait-il estimé, en désignant l'intersection. Un carrefour de la mort, où six vies se sont brisées au cours de ces dernières années, où des dizaines de blessés ont dû être arrachés à la tôle froissée des véhicules.

Des projets de nouveaux radars dans les cartons

À l'instar de toutes les autres, la proposition du préfet de la Haute-Marne a ensuite atterri au 17e étage d'une des tours de la Défense, en région parisienne, au siège de la Dipica (direction du projet interministériel du contrôle automatisé), dirigée par le préfet Jean-Jacques Debacq. Dans son bureau fonctionnel, sans ornement prétentieux, ce dernier est le maître absolu du dispositif. Tel un général des armées, c'est lui qui règne sur les bataillons de radars, mobiles et fixes. Soit 2 037 équipements disséminés sur les routes françaises. Semaine après semaine, ce fonctionnaire minutieux, au visage d'étudiant, peaufine avec soin son plan de bataille antivitesse et surveille comme le lait sur le feu toutes les remontées d'informations. Les pannes, les procédures de réparation, les actes de vandalisme, la qualité des images issues des radars, tout est passé au peigne fin avec un seul objectif à la clé : faire tourner à plein régime ce système sans cesse alimenté.

D'ici à décembre prochain, 300 nouveaux radars entreront en action. Puis, dans les quatre années suivantes, selon la feuille de route fixée par Nicolas Sarkozy, 2 000 autres s'ajouteront au dispositif, dont 800 fixes. Autant dire une forêt de caméras qui seront braquées sur les conducteurs.

D'ici là, d'ailleurs, de nouveaux modèles auront peut-être vu le jour. Des projets sont en effet dans les cartons. Parmi eux, le radar qui pourra « prendre» quatre voies d'autoroute d'un coup, ou encore le radar «intelligent», qui reconnaîtra les formes pour flasher les poids lourds, lesquels échappent aujourd'hui à ce genre de sanctions. Est aussi à l'étude, le radar réagissant à la pluie : il pourrait changer automatiquement ses réglages de vitesse, pour passer de 130 à 110 km/heure. Fait certain, en 2009, une dizaine de tunnels seront équipés de radars qui sanctionneront le non-respect des distances de sécurité. Les premiers radars aux feux rouges seront installés au cours de cette même année.

Quelques grains de sable ralentissent parfois la progression impressionnante du maillage. «La topographie du lieu peut empêcher l'installation d'un nouvel équipement», explique Jean-Jacques Debacq. D'autres fois, le grain de sable prend forme humaine. Certains présidents de conseils généraux refusent, par principe, de donner leur accord, pourtant indispensable quand il s'agit d'installer un radar sur leurs routes départementales. Une bonne dizaine en France ferait ainsi de la résistance.

Loin de la tour de la Défense, l'autre centre stratégique du pays des radars se situe à Rennes. Si la tête de ce vaste dispositif est en Ile-de-France, son corps, lui, est en Bretagne, retranché derrière les murs de deux immeubles hautement sécurisés. C'est là, dans ce centre national de traitement du contrôle automatisé (CNT), que les ordres donnés par le préfet Debacq sont exécutés. C'est donc bien là qu'en pressant un simple bouton, notre fameux équipement de Fayl-Billot, répertorié sous le numéro 4008, a été mis en service. Dorénavant, toute sa vie de radar faite de flashs, de pannes, de contrôles techniques périodiques, d'actes de vandalisme sera consignée dans la machine informatique.

Dans ce service «d'état-civil» des radars fixes, on peut tout analyser et tout savoir. Quel est le plus ancien ? Il se trouve dans l'Essonne, à Ville-aux-Bois. Il a été installé le 31 octobre 2003. Quel est le plus productif, ou plutôt le «plus gros mifeur», selon l'expression maison, d'infractions ? Le sujet est tabou... Il est quelque part dans le Var, sur un axe d'autoroute. «Si on donne sa localisation précise, il sera aussitôt vandalisé» , affirme-t-on à la Dipica, où l'on redoute les représailles contre les machines. Et le moins mifeur ? Cette fois, la communication est plus prolixe. Il se trouve à Saint-Péray, dans l'Ardèche. Un autre également se situe à Barjac, en Lozère. Ceux-là ne risquent guère de voir la main vengeresse d'un conducteur s'abattre sur eux. Ils ne flashent une voiture que tous les dix jours.

Solides argumentsà faire valoir

C'est aussi à Rennes, que l'on traite du sort des automobilistes pris par radars fixes ou mobiles. Ce qui s'y passe ne se raconte d'ailleurs qu'avec des superlatifs tant la masse d'amendes traitée est importante. Le CNT en chiffres, c'est en effet 14 millions de messages d'infractions en 2007, donnant lieu à 8 millions d'avis de contravention. Une énorme machine conçue pour un traitement de masse et qui a rapporté 450 millions d'euros l'an passé. Collectivités locales, agence de financement des routes et Dipica se partagent le gros de la recette.

Après avoir été flashé, le conducteur reçoit dans les trois jours, en moyenne, son avis de contravention. Un traitement incroyablement rapide comparé au nombre d'infractions reçues. Au CNT, rien ne se fait sur papier. Tout se traite derrière des écrans et par courrier type. Le numéro de la plaque du contrevenant est relevé sur la photo, un service expédie l'avis de contravention au propriétaire du véhicule. En parallèle, les courriers de protestation des automobilistes, réclamant leurs photos ou donnant des explications, sont examinés : ouverts, scannés, triés et expédiés aux services compétents. Tout est conçu pour faire vite, mais aussi pour limiter le nombre de contestataires. Même s'ils s'opposent à la sanction, ces derniers devront quand même payer le prix fort de l'amende. Un moyen apparemment dissuasif : en 2007, 241 000 contestations, sur 8 millions de contraventions, ont été enregistrées et soumises à des juges.

Pris dans la nasse de cette incroyable machine, le conducteur n'a plus guère la possibilité de s'en échapper. Le temps où l'on pouvait faire sauter les PV semble bel et bien révolu. Toutefois, il reste encore une maigre échappatoire. À condition d'avoir de solides arguments à faire valoir, le conducteur peut défendre son cas devant le procureur de Rennes, le magistrat qui veille sur le CNT. «Je veux garder la main sur l'opportunité des poursuites», insiste Hervé Pavy. Un pompier appelé sur une urgence, une mère de famille qui conduit à toute allure son fils grièvement blessé vers un hôpital pourront ainsi plaider leur cause par écrit. Des cas qui restent donc exceptionnels.

Le CNT est presque déjà de l'histoire ancienne. Dans un an, il déménagera et occupera de nouveaux locaux, qui sortent déjà de terre, juste sous ses fenêtres. Plus grand, plus performant, le CNT2 est en préparation. Il héritera alors du traitement des 25 autres millions de contraventions à la circulation routière pour stationnement gênant, feu rouge non respecté, stop grillé... L'ensemble sera informatisé et automatisé. Le glas devrait bientôt sonner pour l'ère du papillon sur le pare-brise.


Article extrait de Le Figaro

Association La Jurique
Association La Jurique Bénéficiez d'une véritable assistance juridique 7 jours / 7 composée de Juristes et Avocats.

Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles
Articles disponibles

Actualité permis de conduire

Contester amende
Contraventions Téléchargez
GRATUITEMENT
nos lettres et formulaires types
de contestation.
Vers Amendes & Contraventions
Pour de nombreux conducteurs,
plus de permis signifie plus de travail.
N'ATTENDEZ PLUS
POUR RECUPERER VOTRE PERMIS.
contester amende contester contravention

La Jurique - Accueil La Jurique - Le recours juridique des automobilistes

Amendes & Contraventions
Votre permis de conduire
L'association La Jurique
Actualités de l'automobiliste
Contact
Amendes & Contraventions Amendes & Contraventions

Contester un PV vert
Contester un PV jaune
Contester un PV rose
Procédures de contestation
Documents reçus
Votre permis de conduire Votre permis de conduire

Avocats spécialisés
Réagir à une Lettre 48 SI
Tester votre taux d'alcoolémie
Simulateur d'excès de vitesse
Informations permis de conduire
L'association La Jurique Notre association juridique


Copyright © 2008 - www.lajurique.com - Mentions légales - Lexique - Création Netosite La Jurique - Le recours juridique des automobilistes La Jurique - Le recours juridique des automobilistes Contact Ajouter à mes favoris